
Vous mangez au restaurant ou vous gérez un commerce : la fermeture du Buffalo Grill de Besançon, vendredi 9 octobre 2026, rappelle qu'un traitement insuffisant contre les blattes peut coûter très cher. La préfecture du Doubs exige nettoyage, travaux, plan de lutte et formation avant toute réouverture.
En bref
- Un Buffalo Grill de la zone de Châteaufarine, à Besançon, a été fermé le 9 octobre 2026 après une infestation de blattes.
- La préfecture du Doubs impose nettoyage profond, travaux de réfection, plan de lutte contre les nuisibles et formation de tout le personnel.
- La réouverture dépend d'une nouvelle visite de contrôle, et les salariés gardent leur rémunération pendant la fermeture.
Le chiffre clé : Une trentaine de membres du personnel inquiets de ramener des nuisibles à la maison.
Un contrôle inopiné débouche sur une fermeture administrative
Le Buffalo Grill de la zone commerciale de Châteaufarine, à Besançon, a baissé le rideau vendredi 9 octobre 2026. La veille, des inspecteurs de la DDETSPP, la direction départementale chargée notamment de la protection des populations, avaient mené un contrôle sanitaire sans prévenir. Ils ont relevé de graves manquements à l'hygiène et la présence d'insectes nuisibles.
Les agents ont constaté une infestation de blattes dans trois endroits : la salle de restauration, les réserves et les cuisines. Ce n'est donc pas un cafard égaré près d'une porte, mais un problème étalé sur l'ensemble du restaurant.
La fermeture prend la forme d'un arrêté préfectoral. Le texte décrit des denrées alimentaires manipulées dans des locaux difficiles à nettoyer et à désinfecter, aux revêtements souillés, avec une source d'insalubrité. Il en conclut que la situation constitue une source de contamination grave par les germes pathogènes.
Cinq conditions à remplir avant de rouvrir
La préfecture du Doubs ne se contente pas de fermer la porte : elle fixe ce que la direction doit faire pour retrouver le droit d'accueillir du public. Le tableau ci-dessous résume les exigences connues.
| Exigence | Ce que cela implique |
|---|---|
| Nettoyage | Un nettoyage profond des locaux |
| Travaux | Des travaux de réfection |
| Nuisibles | Un plan de lutte efficace contre les nuisibles |
| Personnel | Une formation de tous les personnels aux règles d'hygiène |
| Réouverture | Une nouvelle visite de contrôle |
Le point le plus parlant est le dernier. Même si l'entreprise coche toutes les cases, elle ne rouvre pas de sa propre initiative : c'est un nouveau passage des services de l'État qui tranche.
Côté salariés, la fermeture ne se traduit pas par une perte de revenu. Pendant cette période, les employés conservent leur rémunération. Le coût de l'opération pèse donc sur l'entreprise : chiffre d'affaires interrompu, travaux et formation à financer.
Un traitement récent n'avait pas suffi à éradiquer les insectes
Le restaurant n'était pas resté sans réaction. Un traitement contre les nuisibles avait été réalisé ces dernières semaines, mais il n'a pas permis d'éliminer les insectes. C'est tout l'enjeu d'une infestation installée : une intervention ponctuelle ne règle rien si les causes demeurent, notamment des locaux difficiles à nettoyer.
Les salariés, eux, avaient donné l'alerte à plusieurs reprises. Selon France 3 Bourgogne Franche-Comté, la situation était devenue difficile pour la trentaine de membres du personnel, qui craignaient de ramener des nuisibles à la maison. Un employé explique que cela durait depuis des mois et que la situation devenait ingérable. Le média rapporte aussi qu'une cliente aurait récemment trouvé un cafard dans son plat.
De son côté, l'enseigne assure que « l’hygiène de nos locaux est notre priorité absolue pour assurer la meilleure expérience à nos clients ». La direction affirme ne pas avoir attendu la fermeture administrative pour prendre de nouvelles mesures. Elle indique que « le restaurant devrait rouvrir ses portes très prochainement afin d’accueillir nos clients dans les meilleures conditions ». Aucune date de réouverture n'est communiquée.
Les signes qui doivent vous alerter au restaurant comme chez vous
Le cas de Besançon donne des repères concrets, au restaurant comme à la maison.
- Un insecte dans l'assiette ou en salle : à Besançon, la présence de blattes ne se limitait pas aux cuisines, elle touchait aussi la salle et les réserves.
- Un traitement qui ne tient pas : si les insectes reviennent après une intervention, le problème de fond n'est pas réglé.
- Des surfaces souillées et difficiles à nettoyer : c'est ce que l'arrêté reproche aux locaux, avec une source d'insalubrité.
- Des alertes répétées ignorées : les salariés avaient prévenu plusieurs fois avant l'intervention des inspecteurs.
Chez vous, la logique est la même. Si vous apercevez des blattes à plusieurs endroits, ne vous contentez pas d'un traitement isolé : cherchez ce qui les attire et faites intervenir un professionnel si l'infestation persiste. Les salariés de ce restaurant craignaient justement d'emporter les nuisibles chez eux : un logement peut être touché par ricochet.
Au restaurant, vous pouvez signaler ce que vous constatez aux services de contrôle. Ce sont eux, comme ici la DDETSPP, qui décident d'une éventuelle fermeture.
Vos questions
Pourquoi le Buffalo Grill de Besançon a-t-il été fermé ?
Un contrôle sanitaire inopiné, mené la veille de la fermeture, a révélé une infestation de blattes et de graves manquements à l'hygiène. La préfecture du Doubs a pris un arrêté de fermeture administrative, vendredi 9 octobre 2026.
Que doit faire la direction pour rouvrir ?
Elle doit réaliser un nettoyage profond, des travaux de réfection et mettre en place un plan de lutte efficace contre les nuisibles. Tous les personnels doivent aussi suivre une formation aux règles d'hygiène. La réouverture reste conditionnée à une nouvelle visite de contrôle.
Les salariés sont-ils payés pendant la fermeture ?
Oui, les employés conservent leur rémunération pendant cette période. L'enseigne indique par ailleurs que le restaurant devrait rouvrir très prochainement, sans donner de date précise.
Sources : La Dépêche.
