Ce que ce guide affirme, et sur quoi
Chaque planche d'espèce porte des valeurs chiffrées : une taille adulte, une durée de cycle, un nombre d'oeufs par ponte, une longévité, une plage d'activité. Ces valeurs ne sont pas des impressions. Elles proviennent de références entomologiques et sanitaires identifiées, citées en bas de chaque fiche avec la date à laquelle nous les avons relevées.
Nous affichons des intervalles, jamais une valeur unique. Une blatte germanique adulte mesure entre 10 et 15 millimètres : écrire « 13 mm » serait plus lisible et faux. Un cycle complet s'allonge au froid et se raccourcit dans un logement chauffé en permanence, parfois du simple au triple. Quand une source donne une valeur de laboratoire à 25 °C, nous le disons.
D'où viennent les valeurs biologiques
Trois familles de sources, dans cet ordre de priorité.
Les référentiels publics de santé environnementale. Pour les espèces qui font l'objet d'une surveillance ou d'une réglementation, nous reprenons les caractérisations officielles : espèces classées nuisibles, périodes de vigilance, produits autorisés. Ce sont les sources les plus stables et les plus vérifiables.
La littérature entomologique de référence. Pour la morphologie, le cycle de développement et la biologie de la reproduction, nous nous appuyons sur les descriptions taxonomiques et les clés de détermination publiées. Le nom latin complet, avec son auteur et son année de description, figure sur chaque fiche : c'est ce qui permet de vérifier qu'on parle bien du même animal.
Les bases de données taxonomiques ouvertes. Nous rattachons chaque espèce à son identifiant dans les référentiels internationaux de biodiversité, ce qui fixe la position dans la classification et évite les confusions de nom commun. Un « cafard » désigne au moins quatre espèces différentes en France, qui ne se traitent pas de la même façon.
Ce que nous calculons nous-mêmes
Deux informations ne se trouvent dans aucune source et sont produites ici.
Le contexte communal. Sur les pages locales, la part de logements collectifs, la part de ménages locataires et la période de construction dominante viennent du recensement de la population. Ces trois indicateurs ne sont pas décoratifs : une infestation de blattes se propage par les gaines techniques d'un immeuble, pas dans un pavillon isolé, et un bâti d'avant 1949 ne présente pas les mêmes points d'entrée qu'une construction récente.
Le nombre d'entreprises joignables. À partir des coordonnées du chef-lieu de chaque commune, nous mesurons la distance à vol d'oiseau vers l'adresse déclarée de chaque établissement actif en code NAF 81.29A du répertoire SIRENE, puis nous comptons ceux situés à moins de 10 et de 25 kilomètres. C'est une distance géométrique, pas un temps de trajet, et une adresse de siège n'est pas une zone d'intervention. Le chiffre indique une densité d'offre, donc une marge de négociation, rien de plus.
Ce que ce guide ne fait pas
Nous n'intervenons pas et nous ne vendons aucun produit. Nous ne classons pas les entreprises, nous ne les notons pas et nous ne percevons aucune commission sur une intervention.
Nous ne posons pas de diagnostic à distance. Une photo de crotte ou une description de bruit dans une cloison oriente vers une hypothèse, jamais vers une certitude. Les pages « ne pas confondre » existent précisément parce que la moitié des identifications faites de bonne foi par un particulier portent sur la mauvaise espèce.
Nous ne recommandons aucun produit biocide nominativement. La liste des substances autorisées change plusieurs fois par an, et un produit retiré du marché reste en circulation longtemps dans les rayons et les garages.
Corrections
Une valeur fausse vient soit de la source, soit de nous. Si une donnée vous paraît erronée, écrivez-nous en indiquant la page, la valeur contestée et la référence qui la contredit. Une correction documentée est appliquée et datée sur la fiche.
