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Le Guide des nuisiblesReconnaître, comprendre, agir
Moustiques · Repères pour reconnaître
Fiche d'identification

Moustiques

Les moustiques regroupent deux espèces bien distinctes autour des habitations françaises : le moustique tigre, actif le jour et vecteur de maladies suivies par les autorités sanitaires, et le moustique commun, qui pique la nuit à l'intérieur. Leur reconnaissance oriente directement la recherche du gîte et le traitement à mener.

Nuisance forte, risque sanitaire selon l'espèce eaux stagnantes autour de l'habitat
Moustiques
Les repères biologiques ·
Ce qu'il faut retenir

Ce qui compte, c'est de distinguer le moustique tigre, actif le jour dehors et capable de transmettre des virus, du moustique commun, qui pique la nuit à l'intérieur.

Mise en relation

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Ce qui est utile

  • Videz et retournez les coupelles, vases et récipients du jardin au moins une fois par semaine.
  • Couvrez les bidons de récupération d'eau d'un filet moustiquaire ou d'un tissu bien ajusté.
  • Nettoyez les gouttières et mettez les vieux pneus à l'abri de la pluie.
  • Entretenez la piscine et les bassins d'ornement pour empêcher toute ponte de moustique.
  • Portez des vêtements longs et amples et équipez les fenêtres de moustiquaires en soirée.

Avant d’équiper une fenêtre, notre comparatif de moustiquaires recoupables explique comment mesurer l’ouverture, vérifier le cadre et choisir le bon format.

Pour choisir une protection adaptée à l’ouverture, consultez les points de pose à contrôler quand les moustiques passent et comparez les moustiquaires de porte pour les passages fréquents. Les autres formats de moustiquaires sont accessibles depuis ce parcours.

Ce qui aggrave

  • Traiter à l'insecticide sans avoir cherché et supprimé le gîte larvaire à l'origine de la gêne.
  • Vider un récipient sans le frotter : les œufs du moustique tigre résistent à la dessiccation.
  • Chercher le gîte loin du domicile alors que la dispersion du moustique tigre reste faible.

En détail

Moustiques

Comment le reconnaître

Le moustique tigre (Aedes albopictus) se distingue par un aspect très contrasté, noir et blanc, une bande blanche centrale sur le thorax et des anneaux blancs sur les pattes après les articulations. Le bulletin épidémiologique de l'ANSES lui donne une taille de 5 à 10 mm, relativement modeste pour un moustique, mais d'autres publications de l'agence évoquent une taille inférieure, la divergence n'est pas tranchée. Il pique surtout en début de matinée et en fin d'après-midi, à l'extérieur, sur les chevilles et les jambes, et repart vite s'il entre dans une maison.

Le moustique commun (Culex pipiens) n'a pas ce contraste tigré identifié dans les sources consultées ; c'est son comportement qui le trahit. Il pique la nuit, y compris à l'intérieur des habitations où il pénètre pour se nourrir : c'est le moustique des chambres à coucher, selon l'EID Méditerranée. Une piqûre diurne en extérieur oriente vers le tigre, une piqûre nocturne en chambre vers le commun.

Le bouton de piqûre du moustique tigre est décrit par l'ANSES comme une cloque un peu plate, de 5 mm à 2 cm de diamètre, plus claire que la peau, avec un halo rouge, dure et chaude au toucher, qui démange presque immédiatement puis peut se réveiller plusieurs jours après, par exemple à la douche.

Où et quand on le trouve

Le moustique tigre pond dans tout ce qui retient un peu d'eau autour de l'habitat : coupelles sous les pots, vases, fûts et bidons de récupération, bondes, rigoles, avaloirs, gouttières, terrasses sur plots, pneus usagés, creux d'arbres. Son activité saisonnière court d'avril à novembre dans le Sud-Est selon l'ANSES, avec un pic entre mai et octobre. Sa dispersion est faible : les femelles volent en général sur 200 m, jusqu'à 434 m au maximum observé selon l'IRD, ce qui signifie qu'une nuisance forte pointe presque toujours vers un gîte tout proche, jardin, balcon ou parcelle voisine.

Le moustique commun colonise plutôt les eaux résiduaires urbaines, les réseaux d'eaux pluviales ou usées, les fosses septiques, les vides sanitaires et les bassins pollués. L'EID Méditerranée signale que les femelles peuvent voler sur un à deux kilomètres pour aller piquer la nuit, tout en précisant qu'en ville, quand les conditions lui sont favorables, l'espèce ne se déplace pratiquement pas. Les cartes de présence par département ne sont pas traitées ici : cette donnée relève d'un autre site du réseau.

Ce qui aggrave une infestation

  • Oublier les tout petits récipients : le moustique tigre colonise des contenants minuscules et peu profonds, jusqu'à la moindre bonde ou coupelle.
  • Vider un récipient sans le frotter ni le retourner : les œufs du tigre sont pondus sur la paroi sèche, au-dessus de la ligne d'eau, et résistent à la dessiccation pendant plusieurs mois.
  • Laisser une piscine sans entretien : une eau ni traitée, ni filtrée, ni brassée devient un site de ponte efficace.
  • Laisser filer une fuite ou un défaut d'écoulement des eaux usées, propice au développement du moustique commun.

Le guide du CNEV rappelle que la suppression des gîtes larvaires reste la mesure première : les traitements insecticides, chimiques ou biologiques, viennent en complément quand la lutte mécanique ne suffit pas, jamais à sa place.

Les espèces du groupe

  • Moustique tigre (Aedes (Stegomyia) albopictus (Skuse, 1894)) : 5 à 10 mm
  • Moustique commun (Culex pipiens)
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