Puces
La puce est un insecte sauteur hématophage qui parasite chiens, chats et parfois l'homme, avec plusieurs profils regroupés ici : puce du chat, puce du chien, puce de l'homme et la « puce de parquet », qui n'est pas une espèce mais une émergence massive d'adultes en attente. On en parle surtout au printemps et en été, quand la chaleur et l'humidité accélèrent le développement larvaire dans le logement.
Les repères biologiques · 11 septembre 2026
Une puce vue sur l'animal n'est que la partie émergée : la quasi-totalité de la population se développe dans l'environnement, sous forme d'œufs, de larves et de cocons.
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Avant d'appeler quelqu'un
Ce qui dépend de vousCe qui est utile
- Peignez l'animal au peigne fin au-dessus d'un essuie-tout blanc pour confirmer l'infestation
- Aspirez quotidiennement sols, moquettes, plinthes et meubles rembourrés pour tuer les larves
- Lavez le couchage de l'animal à l'eau chaude savonneuse au moins une fois par semaine
- Traitez l'animal par spot-on ou voie orale en complément du traitement de l'environnement
- Marchez avec des chaussettes blanches remontées pour repérer visuellement les puces sauteuses
Pour organiser le nettoyage du logement et la gestion des déchets aspirés, consultez l’entretien de l’aspirateur après un nettoyage lié aux puces et comparez les accessoires et formats d’aspirateurs. Cet équipement concerne les surfaces du logement, pas le traitement de l’animal.
Ce qui aggrave
- Ne traitez pas seulement l'animal : l'essentiel du cycle se déroule dans l'environnement du logement
- Ne concluez pas à l'absence de puces faute d'en voir sur un animal qui se toilette
- Ne comptez pas sur un aérosol à diffusion totale dépourvu de régulateur de croissance
- Ne retraitez pas trop tôt : les nymphes continuent d'émerger deux semaines après traitement
En détail
PucesComment le reconnaître
Sous le nom générique de puce se cachent plusieurs profils que Le Guide des nuisibles distingue : la puce du chat (Ctenocephalides felis), la puce du chien (Ctenocephalides canis), la puce de l'homme (Pulex irritans) et la « puce de parquet », qui n'est pas une espèce à part. L'adulte mesure entre 1 et 3 mm (jusqu'à 4 mm pour Pulex irritans), brun rougeâtre, aplati latéralement, sans ailes : il donne l'impression de marcher sur la tranche plutôt que de se tenir debout.
Le critère qui sépare les deux puces les plus courantes se joue sur la tête : chez la puce du chat, elle est allongée, deux fois plus longue que large ; chez la puce du chien, elle est globuleuse, aussi longue que large. Les deux portent deux peignes de soies perpendiculaires, un céphalique et un prothoracique. La puce de l'homme n'en porte aucun, c'est le repère qui permet de l'écarter des deux premières. La larve, elle, est vermiforme, segmentée, couverte de soies, blanchâtre à brun rougeâtre, sans yeux ni pattes.
Où et quand on le trouve
L'adulte vit sur son hôte : pelage du chien, du chat, du furet, parfois du lapin ou du cobaye selon l'espèce. Mais la ponte tombe au sol, et c'est là que se joue l'essentiel du cycle : base des fibres de tapis et de moquette, fentes de plancher, sous les plinthes, couchage de l'animal, meuble rembourré. Une femelle pond environ 20 œufs par jour, jusqu'à 50 en une seule journée. Le développement larvaire exige un minimum de 75 pour cent d'humidité relative et une température de 21 à 32 degrés, ce qui explique pourquoi les logements chauffés hébergent des puces toute l'année alors qu'à l'extérieur les larves ne se développent pas en hiver.
Le pic d'activité se situe d'avril à juillet. Le cycle complet, de l'œuf à l'adulte, se boucle en 14 à 18 jours dans de bonnes conditions, mais l'adulte pré-émergeant peut patienter dans son cocon jusqu'à 12 mois si les signaux d'un hôte (chaleur, vibrations, gaz carbonique) ne se présentent pas. C'est précisément ce mécanisme qui produit les émergences dites de « puce de parquet » : au retour dans un logement resté inoccupé, les vibrations des pas déclenchent la sortie brutale et groupée de tous les adultes en attente, qui piquent alors en nombre les chevilles et les jambes.
- Crottes de puces d'aspect cristallin rouge foncé, visibles au peigne fin sur un essuie-tout humide
- Prurit, pertes de poils, croûtes et plaies chez l'animal, signes de dermatite allergique
- Piqûres groupées aux chevilles en entrant dans une pièce restée inoccupée
- Puces visibles sautant sur une chaussette blanche remontée au genou
Ce qui aggrave une infestation
La dermatite par allergie aux piqûres de puces (DAPP) est l'une des maladies de peau les plus fréquentes chez le chien et le chat : une seule piqûre suffit à déclencher des démangeaisons qui persistent jusqu'à 5 jours. Les puces transmettent aussi Dipylidium caninum (un ténia que l'animal avale en se toilettant, et que les enfants peuvent occasionnellement contracter) et l'agent du typhus murin. Chez le chat, Ctenocephalides felis transmet aussi Bartonella henselae, à l'origine de la maladie des griffes du chat.
L'erreur la plus fréquente consiste à ne traiter que l'animal, alors que la quasi-totalité de la population (œufs, larves, nymphes) vit dans l'environnement. Conclure à l'absence de puces parce qu'on n'en voit pas sur l'animal est également trompeur : un chat qui se toilette peut héberger des puces sans qu'aucun signe ne soit visible. Enfin, compter sur un aérosol à diffusion totale ne suffit pas : seule une pulvérisation dirigée, associée à un régulateur de croissance, atteint les larves ; les nymphes continuent d'émerger pendant environ deux semaines après traitement, ce qui ne justifie pas de retraiter aussitôt.
Les espèces du groupe
- Puce du chat (Ctenocephalides felis) : 1 à 3 mm
- Puce du chien (Ctenocephalides canis) : 1 à 3 mm
- Puce de parquet () : 1 à 3 mm
- Puce de l'homme (Pulex irritans) : 1 à 4 mm
