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Où se cachent les blattes orientales dans un logement

Vous saurez quels endroits de votre logement réunissent la température et l'humidité que recherche la blatte orientale, et dans quel ordre les inspecter selon la probabilité réelle de présence. Vous comprendrez aussi pourquoi elle fuit les pièces chauffées et sèches, à l'inverse de la blatte germanique.

25 à 30 mmTaille adulte
20 à 29 °CTempérature idéale
AbsenteVol femelle
245 (GBIF)Occurrences France

Vous croisez une blatte orientale le soir, dans la cuisine ou la salle de bain, souvent près d'une bonde ou d'une canalisation. L'insecte disparaît aussitôt la lumière allumée, ce qui rend le repérage du nid difficile depuis les pièces de vie.

Cette espèce ne se comporte pas comme la blatte germanique. Elle ne reste pas collée aux sources de nourriture chaudes et humides de la cuisine, elle recherche des zones plus fraîches et plus humides, souvent en dehors des pièces habitées. C'est cette exigence biologique qui dicte où chercher.

Le logement compte plusieurs zones qui remplissent ces conditions, à l'intérieur comme à l'extérieur. Certaines sont évidentes, d'autres beaucoup moins accessibles sans un minimum de méthode.

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Les endroits à inspecter, du plus probable au plus rare

Blatte orientale

La cave, le sous-sol et le vide sanitaire : le refuge le plus probable

La blatte orientale préfère une température comprise entre 20,0 et 29,0 °C, plus basse et plus stable que celle recherchée par la blatte germanique. Une cave, un sous-sol ou un vide sanitaire offrent exactement ce climat : frais, sombre, peu ventilé, souvent humide par remontée capillaire ou défaut d'étanchéité. Ce sont les premiers endroits à inspecter, en particulier le long des murs, derrière les cartons ou le matériel stocké, et près des fissures dans les dalles.

Une chaufferie ou une gaine technique de chauffage constitue un prolongement du même refuge. La chaleur dégagée par les canalisations et les gaines crée un microclimat tempéré et humide qui convient à l'espèce toute l'année, même quand le reste du sous-sol se refroidit en hiver. Ce trajet chaud le long des gaines lui permet aussi de remonter ponctuellement vers les étages sans jamais s'y installer durablement.

Les regards de compteurs d'eau, point d'entrée classique

Le regard de compteur d'eau, à l'intérieur comme en limite de propriété, réunit à lui seul l'humidité permanente et la fraîcheur que recherche la blatte orientale. C'est un point de passage courant entre l'extérieur et les canalisations qui remontent vers la maison. Un simple couvercle mal jointoyé ou un fourreau de passage de tuyau non obturé suffit à ouvrir un accès direct vers la cave ou le vide sanitaire.

La végétation dense autour du logement

À l'extérieur, la blatte orientale se tient dans la végétation dense : massifs touffus, tas de bois, paillis épais, zones ombragées et humides contre les murs. Ces espaces lui offrent le même climat frais et humide que les zones intérieures qu'elle occupe, avec en plus un accès facile aux façades, aux soubassements et aux regards. Un tas de bois ou un paillis contre le mur de la maison agit comme un pont direct entre le jardin et les fondations, en particulier s'il touche un point d'entrée existant comme un regard ou une fissure.

Pourquoi les pièces chauffées et sèches restent les moins probables

Une cuisine ou une salle de bain bien chauffées et régulièrement asséchées ne correspondent pas au profil de température de l'espèce, comprise entre 20,0 et 29,0 °C avec une préférence pour l'humidité. La blatte orientale ne s'y installe pas durablement, elle y passe plutôt en visite, en venant d'un point d'eau ou d'une canalisation proche, avant de retourner vers un refuge plus frais. C'est une différence importante avec la blatte germanique, qui colonise au contraire les zones chaudes proches des sources de nourriture.

Cette distinction explique aussi une tendance de fond observée en Europe centrale : l'Organisation mondiale de la santé signale un recul de la blatte orientale au profit de la blatte germanique, en lien avec des logements de plus en plus chauffés et moins humides. En France, l'espèce reste présente sur tout le territoire.

Un repérage facilité par son apparence

Un adulte mesure de 25 à 30 mm, brun très sombre à noir brillant, sans bande ni motif. La femelle a des ailes rudimentaires et ne vole pas, ce qui la rend plus lente et plus facile à observer ou à intercepter que d'autres espèces de blattes lorsqu'elle sort de son refuge.

Ce que montrent les données d'observation

En France, les bases naturalistes recensent 245 occurrences géolocalisées de blatte orientale, contre 9260 dans le monde. Ce chiffre mesure l'effort d'observation des naturalistes, pas la densité réelle de population dans les logements : une espèce discrète et nocturne comme celle-ci est sous-représentée dans ce type de relevé, même là où elle est bien installée.

Efficace, inutile

Départage

Ce qui marche

  • Inspecter en priorité les caves, sous-sols et vides sanitaires, là où la température et l'humidité correspondent à l'espèce
  • Vérifier l'étanchéité des regards de compteurs d'eau et le jointoyage des fourreaux de passage de tuyaux
  • Contrôler les chaufferies et les gaines de chauffage, microclimat tempéré et humide toute l'année
  • Réduire la végétation dense contre les murs : massifs touffus, tas de bois, paillis épais
  • Repérer l'insecte à sa couleur brun très sombre à noir brillant et sa taille de 25 à 30 mm
  • Chercher de préférence le soir, la femelle ne volant pas et se déplaçant au sol

Ce qui ne marche pas

  • Se limiter à la cuisine et à la salle de bain sous prétexte que c'est là qu'on l'a vue
  • Traiter uniquement les pièces chauffées et sèches en ignorant la cave et le vide sanitaire
  • Confondre son comportement avec celui de la blatte germanique, attirée par la chaleur et la nourriture
  • Négliger les regards de compteurs d'eau parce qu'ils sont à l'extérieur
  • Assécher une seule pièce en pensant régler le problème, alors que le refuge principal reste humide
  • Se fier au nombre d'observations GBIF pour juger de la présence réelle dans le logement

Sources. Public Health Significance of Urban Pests (Bonnefoy X., Kampen H., Sweeney K.), Organisation mondiale de la santé, Bureau régional de l'Europe, 2008, ISBN 978-92-890-7188-8, tableau 2.1 « Life history and biological parameters of important domiciliary cockroaches », page 56, consulté le 11 septembre 2026

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