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Pigeon biset : à quelle période de l'année il est actif

En repartant, vous saurez à quels mois l'activité de reproduction du pigeon biset est la plus forte et à quels mois elle retombe. Vous saurez aussi pourquoi cette variation ne correspond jamais à une absence de l'espèce.

Mai à aoûtPic d'activité
Toute l'annéeAccouplement annuel
Niveau 1/3Intensité minimale
11,4 à 30,8/km²Densité hivernale

Vous observez des pigeons bisets toute l'année autour de chez vous, mais leur nombre et leur agitation semblent varier selon les mois. Cette impression correspond à une réalité mesurée : l'espèce ne migre pas, mais son activité de reproduction suit un cycle marqué.

Ce cycle explique pourquoi certains signes, bruit, fientes concentrées, jeunes au nid, deviennent plus visibles à certaines périodes, sans que les pigeons aient jamais quitté les lieux le reste de l'année.

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Le calendrier d'activité, mois par mois

Pigeon biset

Une présence constante, une reproduction qui suit un cycle

Le pigeon biset (Columba livia) ne migre pas. Il reste présent et actif toute l'année en France, aussi bien en centre-ville qu'en périphérie, autour des bâtiments agricoles, des granges et des silos à grain. Ce qui varie au fil des mois, ce n'est pas sa présence mais l'intensité de son activité de reproduction. Les données disponibles classent cette intensité sur une échelle de 0 à 3, 0 correspondant à l'absence d'activité de reproduction et 3 à son maximum.

Sur cette échelle, l'année se découpe en trois phases nettes : un niveau faible (1) de janvier à février puis d'octobre à décembre, un niveau intermédiaire (2) en mars, avril et septembre, et un niveau maximal (3) de mai à août.

Le pic de mai à août

L'accouplement du pigeon biset a lieu de janvier à décembre, mais son apogée se situe entre mai et août. C'est pendant ces quatre mois que l'intensité de reproduction atteint son maximum, niveau 3 sur l'échelle. Les couples se forment ou se reforment, les pontes se multiplient et les jeunes au nid sont les plus nombreux. C'est la période où les signes de nidification, fientes concentrées, plumes, bruit, allées et venues, sont les plus visibles autour d'un site colonisé.

Cette concentration sur l'été ne veut pas dire que la reproduction s'arrête le reste de l'année. La ponte et l'incubation restent possibles à tout moment si la nourriture est suffisamment abondante, ce qui est souvent le cas en ville où les sources de nourriture ne dépendent pas des saisons.

Le repli de l'automne et de l'hiver

À partir de septembre, l'intensité redescend à un niveau intermédiaire (2), puis retombe au niveau le plus bas (1) d'octobre à décembre et se maintient à ce niveau en janvier et février. Les pigeons restent regroupés sur leurs sites habituels : en centre urbain, la densité hivernale mesurée se situe entre 11,4 et 30,8 individus par kilomètre carré. L'espèce ne quitte donc pas les lieux, elle réduit simplement son activité de reproduction pendant cette période.

La remontée du printemps

Mars et avril marquent la remontée de l'intensité au niveau 2, avant le pic de mai. C'est aussi la saison où le nombre de nids augmente visiblement dans les colonies urbaines : un pic saisonnier du nombre de nids au printemps a été observé en Île-de-France. Cette période de transition est celle où l'occupation des sites de nidification devient la plus facile à repérer, avant que l'activité ne s'intensifie encore au début de l'été.

Où se concentre l'activité selon la saison

Le pigeon biset niche sur des surfaces horizontales et protégées, du sol jusqu'à plus de 30 mètres de haut : rebords de bâtiments, ponts, viaducs, crevasses, plateformes et cavités diverses. Cette exigence est la même toute l'année, seule l'intensité d'occupation change avec les phases décrites plus haut.

La distance entre les sites de reproduction et les zones d'alimentation varie de 1 à 26 kilomètres, ce qui explique pourquoi un site peut rester actif même quand la nourriture se trouve à distance. D'une génération à l'autre, la dispersion observée est d'au moins 20 kilomètres, ce qui signifie qu'une colonie traitée peut être recolonisée par des individus venus d'ailleurs, indépendamment de la saison.

Efficace, inutile

Départage

Ce qui marche

  • Poser les dispositifs anti-nidification, pics, filets, avant la montée d'intensité de mars et avril, pour être en place avant le pic de mai à août.
  • Surveiller toute l'année les surfaces horizontales et protégées en hauteur, rebords, corniches, structures jusqu'à plus de 30 mètres, puisque l'occupation ne s'arrête jamais complètement.
  • Traiter les sites en hiver, quand l'intensité de reproduction est au plus bas, pour intervenir sans déranger une couvée en cours.
  • Estimer l'ampleur d'une colonie en tenant compte de la densité hivernale en centre urbain, mesurée entre 11,4 et 30,8 individus par kilomètre carré.
  • Vérifier aussi les bâtiments agricoles, granges et silos à grain, qui restent des sites d'attraction toute l'année.
  • Prévoir un suivi après traitement, la dispersion entre générations étant d'au moins 20 kilomètres, une colonie voisine peut recoloniser un site traité.

Ce qui ne marche pas

  • Attendre l'hiver en pensant que les pigeons ont disparu, l'espèce reste présente toute l'année sans migration.
  • Ne traiter qu'au tout début du printemps en croyant que l'activité retombe ensuite, l'apogée se poursuit jusqu'en août.
  • Négliger les crevasses et cavités situées en hauteur, jusqu'à plus de 30 mètres, en les jugeant inaccessibles aux pigeons.
  • Se fier uniquement au nombre de nids visibles au printemps pour estimer la population, la ponte peut survenir toute l'année si la nourriture est abondante.
  • Ignorer les zones d'alimentation situées jusqu'à 26 kilomètres du site de nidification lors du diagnostic.
  • Considérer qu'un site traité une seule fois reste protégé indéfiniment, compte tenu de la capacité de dispersion de l'espèce.

Sources. Paramètres d'exposition chez les oiseaux, Pigeon biset, fiche descriptive, 14 p., Centre d'expertise en analyse environnementale du Québec, ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec, ENVIRODOQ ENV/2005/0057, tableau 5, activités périodiques : accouplement de janvier à décembre, apogée mai-août, Johnston 1992 et Lévesque 1995, consulté le 11 septembre 2026

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