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Fiche d'identification

Pigeon biset

Columba livia

Le pigeon biset (Columba livia) est l'oiseau gris bleu que l'on croise sur les corniches, les rebords de fenêtre et les toitures de toutes les villes françaises. Issu de formes domestiques retournées à l'état libre, il niche sur le bâti du sol jusqu'à plus de 30 mètres de haut et peut s'y reproduire toute l'année si la nourriture est disponible. L'enjeu pour un occupant de logement tient surtout aux fientes accumulées et, plus rarement, aux parasites capables de gagner les pièces voisines d'un comble occupé.

Dégâts matériels, risque sanitaire faible Pic : mai à août Corniches, combles et balcons urbains Exclusion mécanique : filets, pics, gels répulsifs, systèmes à impulsion électrique
Pigeon biset
Les repères biologiques · 11 septembre 2026
Taille adulte
290 à 360 mm
Couleur
La souche d'origine est gris bleu avec deux barres noires sur les ailes. La domestication a introduit une grande variété de couleurs dans les populations urbaines.
Incubation
16 à 19 jours
Ponte
2 œufs par ponte
Longévité
5 à 6 ans
Activité
Villes et banlieues, abords des bâtiments agricoles, granges et silos à grain. Nid sur les édifices, ponts et viaducs, dans les crevasses, plateformes et cavités. La seule conditio
Ce qu'il faut retenir

Seul oiseau des villes capable de nourrir ses petits avec un lait de jabot sécrété par les deux parents, le pigeon biset s'affranchit du rythme des saisons et peut mener de 3 à 6,5 nichées par an quand la nourriture ne manque jamais.

Reconnaître une infestation

Classé par gravité
Signe déterminant
Signes d'une infestation de pigeon biset : ce qui se voit avant l'oiseau
Fientes sous les corniches, nid qui grossit chaque année, piqûres inexpliquées : les signes d'une infestation de pigeon biset apparaissent avant tout au-dessus de la tête.
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Les risques réels

Dégâts matériels, risque sanitaire faible

Les risques sanitaires documentés restent modestes et concernent d'abord une exposition prolongée aux fientes accumulées en milieu confiné.

  • Ornithose (psittacose) : une étude portant sur plus de 700 pigeons franciliens a mesuré 29 % de séropositifs et 18 % d'oiseaux excrétant la bactérie Chlamydia dans leurs fientes. Chez l'homme, la maladie donne des symptômes grippaux et se soigne par antibiotique ; à l'échelle mondiale, l'OMS recense au moins 500 cas humains d'ornithose acquis auprès de pigeons férals ou d'autres oiseaux des villes, pour une prévalence moyenne chez le pigeon féral de 13 % par isolement et 30 % par sérologie.
  • Ectoparasites : un nid installé dans un comble occupé peut faire gagner les logements voisins par la tique molle du pigeon, à l'origine de réactions allergiques, ainsi que par le pou rouge des volailles, la punaise du pigeon et la puce du pigeon, tous capables de piquer l'homme.
  • Cryptococcose : les fientes et les nids accumulés dans un espace confiné (clocher, grenier) constituent une source documentée de la levure Cryptococcus neoformans ; le risque concerne surtout les personnes qui nettoient ces amas et les personnes immunodéprimées.

Le guide francilien Natureparif conclut néanmoins que les risques sanitaires liés aux pigeons sont extrêmement faibles, les oiseaux testés en Île-de-France n'ayant par exemple jamais été exposés au virus de la grippe aviaire. Le chiffre de 70 % de pigeons parisiens atteints d'ornithose, avancé en 1951, appartient à un contexte historique et ne reflète pas les mesures actuelles.

Avant d'appeler quelqu'un

Ce qui dépend de vous

Ce qui est utile

  • Repérer l'emplacement exact des points de pose et de nidification : corniche, rebord, comble, cavité de façade.
  • Observer les horaires de fréquentation, le pigeon s'alimentant tôt le matin puis avant la tombée du jour.
  • Évaluer le volume et l'ancienneté du nid, une plateforme dépassant 50 centimètres de large signalant une occupation de plusieurs années.
  • Mesurer l'étendue des fientes accumulées sous les points de pose pour cadrer une intervention de nettoyage.
  • Vérifier l'absence de nids d'autres espèces (demi-cercle de boue d'hirondelle, nid de martinet) avant toute intervention sur la même façade.

Ce qui aggrave

  • Nettoyer à sec des fientes séchées sans protection respiratoire, parce que la contamination se fait surtout par inhalation des poussières mises en suspension pendant le nettoyage.
  • Nourrir les pigeons depuis un balcon ou une fenêtre, parce que le nourrissage est le principal facteur de concentration locale de l'espèce.
  • Équiper une seule façade de filets ou de pics sans traiter le bâtiment dans son ensemble, parce que les oiseaux se reportent alors sur les ouvertures voisines restées libres.
  • Détruire un nid en comble sans avoir identifié l'espèce, parce que hirondelles, martinets et moineau domestique, qui partagent parfois le même bâti, sont des espèces protégées en tout temps.
  • Miser sur une capture ponctuelle pour faire baisser durablement une population locale, parce que les jeunes pigeons peuvent se reproduire à au moins 20 kilomètres de leur lieu de naissance et remplacent rapidement les oiseaux prélevés tant que nourriture et sites de nidification restent disponibles.

Ce que fait un professionnel

Et quand c'est le seul recours

Un professionnel commence par une exclusion mécanique du bâti : pose de filets, de pics ou de systèmes à impulsion électrique sur les points de pose identifiés, complétée si besoin par un gel répulsif, pour bloquer l'accès aux corniches et aux orifices de comble. Il organise ensuite le nettoyage et la désinfection des fientes accumulées, avec protection respiratoire et humidification préalable pour limiter la mise en suspension de poussières contaminées.

Le recours à un professionnel devient le seul chemin possible dès que le chantier touche une toiture en hauteur, un comble partagé avec d'autres logements, ou une façade où pourrait nicher une espèce protégée (hirondelle, martinet, moineau domestique, goéland selon la région) : la vérification de l'absence de nid protégé avant travaux, et la dérogation nécessaire si un tel nid existe, relèvent de son expertise. Dans certaines villes, il peut aussi installer un pigeonnier de régulation où les œufs sont stérilisés, une méthode qui agit sur plusieurs saisons de reproduction plutôt que dans l'immédiat.

En détail

Pigeons et oiseaux

Identification et morphologie

Le pigeon biset (Columba livia) mesure de 29 à 36 centimètres de long pour une envergure de 63 à 70 centimètres, et pèse en moyenne 542 grammes, entre 494 et 616 g. La souche d'origine porte un plumage gris bleu avec deux barres noires sur chaque aile, mais la domestication a introduit une grande diversité de couleurs dans les populations urbaines. Le pigeon des villes n'est donc pas une espèce sauvage au sens strict : c'est le pigeon biset domestique retourné à l'état libre. Les formes sauvages, domestiques et urbaines sont interfécondes et ne forment qu'une seule espèce biologique, mais elles diffèrent nettement par la morphologie, la survie et la reproduction.

Au sol, l'espèce se pose presque toujours sur une surface horizontale, au sol ou sur une saillie du bâti, rarement dans le feuillage d'un arbre.

Cycle de vie et reproduction

La femelle pond le plus souvent deux œufs par ponte, à environ 40 heures d'intervalle, et l'incubation ne commence qu'après le deuxième œuf. Elle dure en moyenne 18,5 jours, entre 16 et 19 jours, et se répartit entre les deux parents : la femelle couve environ 16 heures par jour, le mâle environ 8 heures, pour une couvaison assurée près de 99 % du temps. Les jeunes restent au nid 25 à 32 jours l'été, un séjour qui peut s'allonger jusqu'à 45 jours en hiver, et atteignent leur maturité sexuelle dès un an.

Particularité qui distingue le pigeon biset de la plupart des oiseaux nicheurs : les deux parents nourrissent leurs petits avec un lait de jabot, un liquide riche en protéines et en lipides sécrété par l'épithélium du jabot. Cette ressource interne rend la reproduction indépendante de la disponibilité en graines et permet au couple d'enchaîner de 3 à 6,5 nichées par an, avec un intervalle de 29 à 60 jours entre deux pontes, dès lors que la nourriture reste abondante. En liberté, un pigeon biset vit en moyenne 5 à 6 ans, avec une mortalité annuelle des adultes de l'ordre de 34,5 %, contre jusqu'à 31 ans en captivité.

Où et quand le rencontrer en France

L'espèce est présente dans toutes les agglomérations françaises, avec 238 688 observations géolocalisées enregistrées en France dans la base mondiale GBIF. Elle niche sur les édifices, les ponts et les viaducs, dans les crevasses, les cavités et sur les plateformes, du sol jusqu'à plus de 30 mètres de haut : la seule condition est une surface horizontale protégée. En Île-de-France, les effectifs des grandes villes sont restés stables sur la décennie précédant 2011, contrairement à ceux du pigeon ramier, en hausse sur la même période. L'accouplement se produit toute l'année, avec une apogée de mai à août et un pic saisonnier du nombre de nids observé au printemps ; en dehors de cette période de pointe, l'espèce reste présente et continue de se reproduire si la nourriture ne manque pas.

Le domaine vital d'un individu s'étend en général sur une distance de 1 à 26 kilomètres entre les zones de reproduction et d'alimentation, et la densité hivernale en centre urbain peut atteindre 11,4 à 30,8 individus par kilomètre carré.

Signes d'infestation

  • Fientes accumulées sous les corniches, les appuis de fenêtre et les sous-faces de balcon : c'est la nuisance la plus visible et la principale source de dégradation du bâti.
  • Nid volumineux et surélevé : la couvée suivante est construite au-dessus de l'ancien nid, si bien qu'après trois à quatre ans un nid peut dépasser 50 centimètres de large, 20 centimètres de haut et peser plus de 2 kilogrammes, signe d'une occupation ancienne.
  • Roucoulements et bruits de griffes au-dessus des plafonds, surtout tôt le matin et avant la tombée du jour, l'espèce étant strictement diurne.
  • Regroupements à heure fixe sur un point d'alimentation, quasi systématiquement liés à un nourrissage par un riverain.
  • Piqûres inexpliquées chez les occupants d'un logement situé sous des combles occupés, pouvant signaler la présence d'ectoparasites du pigeon.

Ce que dit la réglementation française

Le statut du pigeon biset urbain tient en une phrase du guide Natureparif : il n'est ni domestique ni sauvage au sens juridique clair, et aucun texte national ne régit son contrôle ou sa protection, laissés à la discrétion des collectivités. Deux points sont néanmoins établis. D'une part, l'arrêté du 11 août 2006 range les races et variétés domestiques du pigeon biset parmi les animaux domestiques, ce qui exclut l'espèce du régime du gibier : elle n'apparaît dans aucune annexe de l'arrêté du 3 août 2023 listant les espèces susceptibles d'occasionner des dégâts. D'autre part, Columba livia n'apparaît pas non plus dans la liste des oiseaux protégés fixée par l'arrêté du 29 octobre 2009 : il n'est donc ni gibier, ni nuisible réglementaire, ni protégé.

C'est un point de vigilance pour tout chantier sur une façade ou un comble partagé : goélands, hirondelles, martinets et moineau domestique figurent nommément dans la liste des oiseaux protégés de cet arrêté, et la destruction de leurs nids y est interdite en tout temps sur tout le territoire métropolitain. La régulation du pigeon relève en pratique des arrêtés municipaux, notamment ceux qui interdisent le nourrissage sur la voie publique.

Méthodes de traitement professionnelles

L'Organisation mondiale de la santé classe les méthodes par ordre de priorité, en commençant par celles qui ne visent pas à tuer les oiseaux :

  • Exclusion mécanique : filets, pics, gels répulsifs et systèmes à impulsion électrique posés sur les points de pose et les orifices de comble.
  • Restriction du nourrissage : suppression de la ressource alimentaire artificielle, moteur principal des regroupements locaux.
  • Stérilisation des œufs : pratiquée en France dans des pigeonniers de régulation qui comptent généralement 150 à 200 cases, elle agit sur plusieurs saisons de reproduction sans mise à mort.
  • Effarouchement : bandes réfléchissantes, dispositifs lumineux ou sonores, fauconnerie ; l'OMS souligne que les oiseaux s'habituent aux signaux répétés, ce qui limite l'effet dans la durée.
  • Capture à but d'euthanasie : méthode dont le guide francilien Natureparif documente la limite, les jeunes pigeons pouvant se disperser sur au moins 20 kilomètres et remplacer rapidement les oiseaux prélevés tant que nourriture et sites de nidification restent disponibles localement.

Où on la trouve en France

Présent dans toutes les agglomérations. Le guide Natureparif indique des effectifs stables dans les grandes villes sur les dix années précédant 2011, alors que ceux du pigeon ramier augmentent en ville. Les estimations réelles d'effectifs sont difficiles à obtenir : la méthode de référence est la capture-recapture en population fermée, coûteuse en temps et nécessitant le baguage.

Le nombre d'occurrences GBIF mesure l'effort d'observation naturaliste, pas la densité de population.

Ce que dit la réglementation

Les races et variétés domestiques du pigeon biset sont des animaux domestiques. L'annexe de l'arrêté du 11 août 2006 fixant la liste des espèces, races ou variétés d'animaux domestiques mentionne, au titre des Columbiformes et des Columbidés : « les races et variétés domestiques du pigeon biset (Columba livia) ». L'article 1er définit comme domestiques les animaux appartenant à des populations animales sélectionnées ou dont les deux parents appartiennent à des populations animales sélectionnées. Conséquence directe : le pigeon des villes, issu de ces formes domestiques, n'est pas du gibier et ne relève pas du régime des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts. Il n'apparaît dans aucune annexe de l'arrêté du 3 août 2023.

Le pigeon biset ne figure pas dans la liste des oiseaux protégés. Columba livia n'apparaît pas dans la liste de l'article 3 de l'arrêté du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire. Contrairement aux goélands, hirondelles, martinets et moineaux qui y figurent, le pigeon biset ne bénéficie pas de l'interdiction générale de destruction des individus, des oeufs et des nids. Il n'est donc ni protégé, ni classé nuisible.

Absence de statut juridique clair du pigeon urbain. Le guide Natureparif, rédigé par le CERSP du Muséum national d'Histoire naturelle et l'Université Paris Ouest, écrit : « Le statut légal des pigeons urbains n'est pas clair, ni domestique ni sauvage. Aucun texte de loi ne régit son contrôle ou sa protection, qui sont laissés à discrétion des collectivités. » En pratique, la régulation relève des collectivités locales et de leurs arrêtés. C'est l'arrêté municipal ou préfectoral local qui fait foi, pas une règle nationale.

Interdiction du nourrissage sur la voie publique. À Paris, les autorités ont interdit par décret le nourrissage sur la voie publique à partir de 1962, décret présenté comme toujours en vigueur par le guide Natureparif en 2011. Les règlements sanitaires départementaux comportent des dispositions interdisant d'attirer systématiquement les animaux errants, sauvages ou redevenus tels. Le nourrissage est le principal facteur de concentration locale. Vérifier l'arrêté municipal applicable avant d'invoquer une interdiction : la règle est locale.

Point de vigilance opérationnel : les espèces protégées du même chantier. Figurent nommément dans la liste de l'article 3 de l'arrêté du 29 octobre 2009 : goéland leucophée, goéland argenté, goéland marin, goéland brun, mouette rieuse, hirondelle de fenêtre, hirondelle rustique, hirondelle de rivage, hirondelle de rochers, martinet noir, martinet pâle, martinet à ventre blanc, moineau domestique. Pour ces espèces, sont interdits en tout temps et sur tout le territoire métropolitain la destruction intentionnelle ou l'enlèvement des oeufs et des nids, la destruction, la mutilation, la capture ou l'enlèvement des oiseaux, et la perturbation intentionnelle. Sont également interdites la destruction, l'altération ou la dégradation des sites de reproduction et des aires de repos. Un chantier de pose de filets, de pics ou de nettoyage de combles doit vérifier l'absence de nids de ces espèces avant intervention. Une dérogation au titre de l'article L. 411-2 du code de l'environnement est nécessaire pour y toucher.

Sources. GBIF Backbone Taxonomy, fiche Columba livia, Global Biodiversity Information Facility, consulté le 11 septembre 2026 Le pigeon en ville, écologie de la réconciliation et gestion de la nature, Natureparif, agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France (devenue ARB Île-de-France), 2011, consulté le 11 septembre 2026 Paramètres d'exposition chez les oiseaux, Pigeon biset, fiche descriptive, 14 p., Centre d'expertise en analyse environnementale du Québec, ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec, ENVIRODOQ ENV/2005/0057, consulté le 11 septembre 2026 Crossed effects of helminth infection and lead exposure on fitness: An experimental study in feral pigeons (Columba livia), Journal of Animal Ecology, article en accès libre, étude menée sur 132 pigeons capturés à Paris en janvier et février 2022 et hébergés à la station biologique du CEREEP, consulté le 11 septembre 2026 Public Health Significance of Urban Pests (Bonnefoy X., Kampen H., Sweeney K.), Organisation mondiale de la santé, Bureau régional de l'Europe, 2008, ISBN 978-92-890-7188-8, consulté le 11 septembre 2026 Arrêté du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire et les modalités de leur protection, article 3, version consolidée par l'arrêté du 21 juillet 2015, Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer, consulté le 11 septembre 2026 Arrêté du 11 août 2006 fixant la liste des espèces, races ou variétés d'animaux domestiques, annexe, Columbiformes, Columbidés, Ministère de l'Écologie et du Développement durable, Journal officiel n° 233 du 7 octobre 2006, NOR DEVN0650509A, consulté le 11 septembre 2026 Arrêté du 3 août 2023 pris pour l'application de l'article R. 427-6 du code de l'environnement, fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts (groupe 2), période 2023-2026, Ministère de la Transition écologique, Journal officiel n° 179 du 4 août 2023, consulté le 11 septembre 2026 GBIF Occurrence Search, filtre country=FR, taxonKey=2495414, Global Biodiversity Information Facility, consulté le 11 septembre 2026

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