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Martre des pins : quels risques réels pour la santé

Vous saurez ce que les sources retenues confirment sur les risques liés à la martre des pins, et ce qu'elles ne permettent pas d'affirmer. Vous saurez aussi qui est concerné en priorité par cette espèce et dans quel cadre réglementaire.

AucuneZoonose documentée
0,5 à 2,2 kgPoids adulte
3 août 2023Texte réglementaire
Avicole, apicoleÉlevages ciblés

Une martre s'installe parfois dans une toiture, une grange ou à proximité d'un poulailler, et la question qui vient immédiatement est celle du danger : pour les habitants de la maison, pour les enfants, pour les animaux domestiques ou pour les volailles.

Entre ce qui est réellement documenté par les organismes compétents et ce qui relève de la crainte diffuse, la différence est nette. Cette page distingue les deux, sans grossir ni minimiser ce que les sources disent.

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Ce qui est documenté, ce qui ne l'est pas

Martre des pins

La martre des pins (Martes martes) est un mustélidé carnivore de taille modeste : entre 0,5 et 2,2 kg pour une longueur totale de 72 cm, dont 20 cm de queue. Elle se reconnaît à sa bavette jaune orangé sur la gorge, prolongée entre les pattes antérieures, à sa truffe noire et à sa queue touffue deux fois moins longue que le corps. Ses oreilles arrondies, à bordure et intérieur plus pâles que le reste du pelage, et ses pelotes plantaires couvertes de poils complètent ces critères d'identification. Sa formule dentaire compte 38 dents (I 3/3, C 1/1, Pm 4/4, M 1/2), typique d'un prédateur généraliste. Ce profil biologique ne dit rien à lui seul du danger qu'elle représente : il faut regarder ce que les sources documentent réellement, et séparer cela de ce qui reste supposé.

Risque de transmission directe à l'homme

Aucune des sources primaires consultées pour cette fiche ne documente de zoonose transmise par la martre des pins à l'homme en France. Il n'existe donc pas, dans les données retenues ici, de risque sanitaire chiffré ou nommé associé à un contact avec cet animal, à sa présence dans une toiture ou à la proximité de son terrier.

Cela ne revient pas à affirmer que ce risque est nul ou prouvé inexistant : cela signifie que, sur cet axe précis, les organismes consultés n'apportent aucune donnée exploitable. Pour un particulier qui découvre une martre dans ses combles ou dans son jardin, le risque documenté pour sa propre santé ou celle de sa famille n'est donc étayé, dans cette fiche, par aucune source vérifiée. La prudence de bon sens face à un animal sauvage reste de mise, mais elle ne s'appuie ici sur aucun chiffre ni aucune maladie nommée.

Prédation sur les élevages avicoles et apicoles

Le risque documenté concerne un autre public : les détenteurs de volailles et les apiculteurs. L'arrêté du 3 août 2023, pris pour l'application de l'article R. 427-6 du code de l'environnement et publié au Journal officiel n° 179 du 4 août 2023, classe la martre parmi les espèces du groupe 2 susceptibles d'occasionner des dégâts. Son article 2, 1°, vise explicitement les terrains consacrés à l'élevage avicole, et pour la martre en particulier, à l'élevage apicole.

Ce classement signifie que les pouvoirs publics reconnaissent un impact matériel concret : la martre peut s'en prendre aux volailles et aux ruches, ce qui justifie des conditions de piégeage définies pour la période 2023 à 2026. Le moment où ce risque devient concret est donc identifiable : il correspond à la présence d'un poulailler ou d'un rucher à proximité du passage de l'animal, pas à sa simple présence près d'une habitation sans élevage.

Un particulier sans volailles ni ruches n'est pas la cible que vise ce texte réglementaire. Un exploitant avicole ou un apiculteur, en revanche, doit tenir compte de ce classement pour organiser la protection de son cheptel ou de ses ruches, et pour connaître les conditions dans lesquelles une intervention peut légalement avoir lieu.

Cette distinction entre document et supposition est la ligne directrice de cette fiche : elle ne prétend pas qu'un risque sanitaire est impossible, elle indique simplement qu'aucune source retenue ne le prouve, alors que le risque de dégâts sur les volailles et les ruches, lui, est écrit noir sur blanc dans un texte réglementaire opposable.

Efficace, inutile

Départage

Ce qui marche

  • Identifier la martre avec certitude avant d'agir : bavette jaune orangé sur la gorge, truffe noire, queue touffue deux fois moins longue que le corps.
  • Sécuriser les poulaillers et les ruchers, seuls terrains explicitement visés par l'arrêté du 3 août 2023 pour la martre.
  • Consulter les conditions de piégeage fixées par l'arrêté du 3 août 2023 avant toute intervention.
  • Réserver les démarches de protection ou de déclaration de dégâts aux cas d'élevage avicole ou apicole réellement concernés.
  • Rester factuel sur le plan sanitaire : aucune source retenue ne documente de zoonose transmise à l'homme en France.

Ce qui ne marche pas

  • Ne pas piéger ou détruire l'animal en dehors des conditions et de la période fixées par l'arrêté du 3 août 2023.
  • Ne pas manipuler l'animal en pensant neutraliser un risque sanitaire qu'aucune source retenue ne documente.
  • Ne pas confondre la simple présence de la martre près d'une habitation avec le cas visé par le texte réglementaire, qui concerne l'élevage avicole et apicole.
  • Ne pas relâcher la protection d'un poulailler ou d'un rucher en pensant que la martre n'est pas concernée par la réglementation.
  • Ne pas se fier à des rumeurs de maladie transmise par la martre en l'absence de toute source documentée.

Sources. Arrêté du 3 août 2023 pris pour l'application de l'article R. 427-6 du code de l'environnement, fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts (groupe 2), période 2023-2026, Ministère de la Transition écologique, Journal officiel n° 179 du 4 août 2023, article 2, 1°, consulté le 11 septembre 2026

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