Aller au contenu
Le Guide des nuisiblesReconnaître, comprendre, agir
← Fiche Chenille processionnaire du pin Ce qu'on peut faire seul

Ce qu'un particulier peut faire lui-même contre les chenilles processionnaires du pin

Ce texte détaille les gestes de prévention qu'un particulier peut appliquer seul face aux chenilles processionnaires du pin, et précise où s'arrête leur efficacité. Il indique aussi les manipulations qui, mal faites, aggravent le risque d'urtication.

3 à 50 mmTaille chenille
24 heuresDurée de trempage
EPI completProtection requise
30 à 50 mmEnvergure papillon

Un pin du jardin, ou celui du voisin, porte un ou plusieurs nids blanchâtres et soyeux, bien visibles dans le houppier. Des chenilles processionnaires du pin descendent parfois en file au moment où elles quittent l'arbre pour s'enfouir dans le sol. La question qui se pose alors est simple : faut-il agir soi-même, ou attendre un professionnel ?

La réponse dépend de ce qu'on entend par agir. Réduire les risques de contact avec les chenilles et leurs soies urticantes est à la portée de n'importe qui. Retirer un nid installé en hauteur, sans disperser les soies qu'il contient, ne l'est pas.

Mise en relation

Parlez-nous de ce qui se passe chez vous.

Décrivez votre problème et laissez un moyen de vous joindre. STRATINET reçoit votre demande pour vous recontacter. C’est gratuit et sans engagement.

1. La situation2. Vous joindre
Que se passe-t-il chez vous ?
Comment vous joindre ?

Les gestes accessibles, et là où ils s'arrêtent

Chenille processionnaire du pin

Limiter l'exposition, ce que chacun peut faire

Face aux chenilles processionnaires du pin, la seule action vraiment à la portée d'un particulier consiste à réduire le contact avec les chenilles, leurs nids et les soies qu'elles libèrent. La chenille mesure de 3 à 50 mm selon le stade, elle passe d'une teinte jaune vert au premier stade à une couleur roussâtre au dernier stade, avec des soies latérales blanches bien visibles. Ce sont ces soies qui provoquent les réactions urticantes, chez l'humain comme chez les animaux domestiques.

La première règle est de ne pas s'approcher et de ne pas toucher les chenilles, les nids ou les pièges installés sur les arbres. Il faut aussi éviter de se promener ou de laisser les enfants jouer sous ou près d'un arbre porteur de nids, et renoncer à entrer dans un massif forestier infesté par fortes chaleurs et vents soutenus. Ce sont des gestes d'évitement, pas des gestes de traitement : ils réduisent le risque d'urtication mais ne font rien disparaître.

Les précautions du quotidien autour d'un arbre infesté

Quand un pin porteur de nids se trouve dans ou près d'un jardin, quelques précautions simples limitent l'exposition sans nécessiter d'intervention sur l'arbre. Porter des vêtements longs, des chaussures montantes et un couvre-chef en cas de passage à proximité, puis prendre une douche en rentrant, retire les soies qui auraient pu se déposer sur la peau ou les vêtements. Il faut aussi éviter de faire sécher du linge sous ou près des arbres infestés, et bien laver les fruits et légumes récoltés dans un secteur infesté avant de les consommer.

Ces gestes protègent les personnes et les proches, ils ne réduisent en rien la population de chenilles ni le nombre de nids sur l'arbre. Un jardin peut rester infesté malgré une application rigoureuse de toutes ces précautions.

Le nid, la limite nette entre le particulier et le professionnel

Retirer un nid soi-même est le geste où l'amateurisme tourne mal. Un nid, même vide, contient toujours des soies urticantes, elles ne disparaissent pas avec le temps ni avec l'absence de chenilles visibles. La manipulation exige un équipement de protection individuelle complet : combinaison, masque, gants et lunettes. Sans cet équipement, le risque d'urtication au visage, aux mains ou aux voies respiratoires est réel. C'est la raison pour laquelle les autorités sanitaires recommandent fortement que toute intervention sur les arbres infestés soit réalisée par des professionnels certifiés.

La destruction du nid pose un autre piège. Le tissage de soie qui l'enveloppe résiste efficacement à l'eau et au feu : un jet d'eau dirigé sur un nid en place ne le détruit pas, il disperse les soies urticantes dans l'air et sur les surfaces environnantes. Un nid coupé doit être détruit par incinération complète ou par trempage pendant 24 heures dans un bac d'eau additionné d'un mouillant, puis vérifié. Ce sont des opérations précises, pas des gestes qu'on improvise avec un tuyau d'arrosage ou un briquet.

Ce que ces limites signifient concrètement

Un particulier peut donc gérer l'exposition de sa famille, de ses vêtements et de sa nourriture, mais il ne peut pas, dans des conditions de sécurité correctes, retirer ou détruire un nid installé dans un pin. Cette frontière n'est pas une question de prudence excessive : elle tient à la nature même des soies urticantes, qui restent actives longtemps après la disparition des chenilles, et à la difficulté de détruire un nid sans le disperser. Dès qu'un nid est repéré sur un arbre accessible aux passages, enfants ou animaux, l'intervention relève d'un professionnel équipé, pas d'un geste de bricolage.

Efficace, inutile

Départage

Ce qui marche

  • Garder ses distances : ne pas s'approcher ni toucher les chenilles, les nids ou les pièges
  • Empêcher les enfants de jouer ou de se promener sous ou près d'un arbre porteur de nids
  • Porter des vêtements longs, des chaussures montantes et un couvre-chef à proximité d'un arbre infesté, puis prendre une douche au retour
  • Éviter d'entrer dans un massif forestier infesté par fortes chaleurs et vents soutenus
  • Ne pas faire sécher de linge sous ou près d'un arbre infesté
  • Bien laver les fruits et légumes récoltés dans un secteur infesté avant de les consommer

Ce qui ne marche pas

  • Retirer un nid sans équipement de protection individuelle complet (combinaison, masque, gants, lunettes)
  • Arroser un nid au jet d'eau pour le faire tomber ou le détruire, le tissage résiste à l'eau et cela disperse les soies urticantes
  • Brûler un nid resté accroché dans l'arbre, le tissage de soie résiste aussi au feu
  • Laisser un nid coupé sans le faire incinérer complètement ou tremper 24 heures dans l'eau avec un mouillant

Sources. Chenilles processionnaires : gare aux poils urticants, article d'information et volet réglementaire, publié le 3 juin 2026, Agence régionale de santé Centre-Val de Loire, ministère chargé de la Santé, Mesures pour se protéger lors de sorties, consulté le 11 septembre 2026 La processionnaire du chêne, mieux la connaître pour mieux s'en protéger, livret à destination du grand public, auteurs A.-S. Brinquin, C. Bailly, J.-C. Martin, H. Schmuck, INRAE, centres Provence-Alpes-Côte d'Azur et Grand-Est, les bonnes pratiques pour éviter les urtications, consulté le 11 septembre 2026 Agiir, fiche ravageur Processionnaire du pin, INRAE, Ephytia, portail d'information de l'INRAE, auteurs A.-S. Brinquin (INRAE), il ne faut surtout pas négliger l'utilisation d'équipements de protection individuels, consulté le 11 septembre 2026 Agiir, fiche ravageur Processionnaire du pin, INRAE, Ephytia, portail d'information de l'INRAE, auteurs A.-S. Brinquin (INRAE), bons gestes pour les manipulations, consulté le 11 septembre 2026

Décrire mon problème · demande gratuite